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de bois et d’os

Cette petite amusette, de bois et d’os, aurait pu rester sans lendemain.

Mais un merveilleux petit ensemble de vertèbres des Pyrénées, glanées l’été dernier, attendait son heure.

Et si on jouait, nous aussi ?

L’idée, à ce petit jeu, c’était de façonner un emboîtement, de bois dans l’os.

Mais, surprise, « il » a jailli du bâtonnet en formation !

Que faire ? que faire ?

Changer d’idée, assurément, nul ne résiste à l’ours des Pyrénées.

Et voilà. Debout 8.

Le lendemain, justement, retour de balade : un tronçon tout frais, oublié par les machônneurs de verdure. Voyons voir la couleur de ce bois-là… sous l’écorce.

Huuum, clair comme de l’os, assurément.

De l’os… du bois et de l’os, voyons ce qui veut bien s’emboîter cette fois autour de cette idée.

D’accord. Debout 9.

Et avec ce sac de nœud ?

Oui, tordu.

Tordu, mais debout.
Debout 10.

fraiche

Une très très grande branche de lierre m’a mis sur la piste de la fibre fraiche.
Généralement, je ne glane que des branches mortes et bien sèches. Cette paire de branches constituait l’extrémité d’une liane de lierre qui s’était décrochée de son arbre hôte… sans doute parce que justement son extrémité avait rendu l’âme. ( je ne suis pas docteur pour arbre aussi je ne saurais vous dire pourquoi c’est l’extrémité qui est morte en premier )
Bref, une belle extrémité, aux ondulations rythmées, hop, j’embarque…

et je la travaille pour en faire deux belles et longues pièces murales.

mais la suite de la liane me titille à chaque passage, lors de mes balades. La suite de la liane n’est pas morte, mais elle est condamnée : décrochée définitive.

Allez hop, je craque et j’embarque les tiges fraiches cette fois.

Travailler la fibre fraiche s’avère étonnant, sous l’écorce la branche reste humide, tendre à entailler.

Mais la plus belle surprise est ailleurs. La teinte du bois s’avère très claire, laiteuse, et – après séchage – elle ne bouge pas ! Après ponçage, c’est carrément magique et prend l’allure de presque-d’os.
Bref, poupée sauvage est devenue définitivement mangeuse de bois.

La pièce en cours est finalement tronçonnée pour ne garder que la partie étonnante…

Et la voilà habillée pour l’hiver.

Séparation, c’est son nom.

Tenon mortaise

Voilà qui n’a l’air de rien, un petit trou vite fait bien fait, mais voilà qui a ouvert des horizons à poupée sauvage !

L’emboîtement tenon-mortaise, pas vraiment la révolution vous me direz, mais cela permet la libération de la forme.
Et oui, m’ssieurs-dames, une porte ouverte sur l’assemblage…

une porte grande ouverte… hop-là, c’est parti ouistiti !